Walf.sn – Les cas de divorces foisonnent. Et les plaintes ne cessent d’envahir le bureau du commandant de brigade de gendarmerie de Vélingara déposées par des émigrés, dont les épouses ont été engrossées en leur absence. Un nouveau fléau qui inquiète les populations.(Correspondance) – Des plaintes sont déposées quotidiennement sur la table du commandant de brigade de gendarmerie de Vélingara par des émigrés dont les épouses ont été engrossées en leur absence. Pis, lors des audiences du tribunal départemental, le juge statue à 90 % sur des problèmes d’adultères et de divorces. Une situation qui inquiète les autorités locales et judiciaires. Selon des sources concordantes, les hommes en bleu ne travaillent chaque jour qu’à réconcilier des couples ou à recevoir des plaintes.

Les années 90, poursuit notre source, ont coïncidé avec le développement de l’émigration clandestine dans le Fouladou. De nombreux jeunes démunis ont pu rallier les côtes espagnoles par l’océan ou le désert. Et en un temps record, le visage de la ville de Vélingara et des gros villages environnants a changé avec de belles villas qui sortaient de terre. En vacances au pays, ces jeunes émigrés, revenant avec des voitures rutilantes, faisaient l’objet de convoitises dans les coins et recoins du département. Même les belles filles n’ont pas échappé aux Ibra italiens ou espagnols. Les euros domptaient tous les désirs de ces femmes qui ne pouvaient s’opposer à ces unions d’intérêt de peur d’être exclues par la famille.Mais la majorité des femmes qui sont mariées aux émigrés, ont vite déchanté. D’abord, elles n’ont jamais rejoint leurs maris en Europe. Ensuite, elles restent cinq à dix ans sans voir leurs époux. Seulement, ainsi que le rappelle l’enseignant Mamadou Baldé, ‘le mariage ne se limite pas aux besoins matériels. Si c’était le cas, elles pouvaient ne jamais se marier parce que chez elles, elles mangent à leur faim.’ Et, renchérit Demba Mballo, ‘l’élément principal qui stabilise un foyer, c’est la satisfaction des libidos’.

Malheureusement, les épouses de ces centaines d’émigrés sont privées de ces plaisirs charnels. Et elles sont convoitées et traquées par des jeunes garçons ou des fonctionnaires qui profitent de leur détresse. Au finish, ce sont des dizaines de grossesses non désirées qui sont recensées dans le Fouladou.

Les cas de divorces foisonnent. Et les plaintes ne cessent d’envahir le bureau du commandant de brigade de gendarmerie de Vélingara. Un nouveau fléau qui inquiète les populations qui assistent impuissantes à la désintégration du tissu social. Des familles disloquées, des cas de suicide et des assassinats sont le lot quotidien des populations dans cette partie sud du pays, à cause de ces séries de grossesses de femmes d’émigrés, dont les auteurs ne sont autres que les jeunes frères, les cousins, les oncles ou des jeunes des quartiers ou des villages.

Cheikh DIENG – Walfadjiri