Ceci est un extrait du livre intitulé « L’écoute du ciel », un livre de Fabrice Midal publié en novembre 2009 – Edition Pygmalion. Ce livre évoque plusieurs sujets dont le mariage. Voici donc quelques passages sur le sujet :« Pour bien cerner le sens du mariage, il importe de souligner d’abord combien le mariage n’est pas le sommet d’une vie humaine dans le Bouddhisme et le Christianisme, à la différence du Judaïsme et de l’Islam. Cette différence est très profonde.

Le Bouddhisme n’a jamais mis la procréation au cœur de la vie humaine, dont l’enjeu est d’abord la libération. Il a toujours privilégié la voie monastique et il a fallu attendre le développement du Mahayana ou Grand Véhicule, à partir du 1er siècle de notre ère, pour que le rôle des laïcs soit considéré dans l’école Theravada, le statut des moines est en effet seul à permettre le plein épanouissement spirituel. Rappelons aussi que Siddharta est devenu le Bouddha en quittant son foyer, sa femme et son fils. »
LE MARIAGE SELON LE JUDAÏSME

Le mariage : est un commandement et une obligation. Dieu en créant Eve pour Adam a placé l’union de l’homme et de la femme au cœur de son projet. Le Zohar affirme même : « si un homme étudie toute la Torah et accomplit tous les commandements mais ne se marie pas, son âme n’atteint jamais la perfection. » Que l’humain soit l’image « masculine et féminine » d’Elohim, implique de le penser comme appelé à une alliance vivante avec une personne de l’autre sexe.

Le divorce : Le rabbin allemand Rabbénou Guerchon de Mayence (env.960-1030) prohiba le divorce sans le consentement de la femme. Il institua ainsi une sorte de divorce par consentement mutuel…

LE MARIAGE SELON LE CHRISTIANISME

Le mariage : « Le mariage n’est pas l’effet du hasard ou un produit de l’évolution des forces naturelles inconsciences : c’est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l’humanité son dessein d’amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque, qui leur est propre et exclusive, les époux tendent à la communication de leurs êtres en vue d’un mutuel perfectionnement personnel pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies. De plus pour les baptisés, le mariage revêt de dignité de signe sacramentel de grâce, en tant qu’il représente l’union du Christ et l’Eglise. » Dixit Paul VI, Humanae vitae, 25 juillet 1968.
Le catholicisme exige l’unité et l’indissolubilité du mariage – pour être fidèle à son sens spirituel. Notons cependant que c’est tardivement, au quatrième concile du Laran en 1215, que la doctrine de l’Eglise catholique a considéré le mariage comme un sacrement.

Le divorce : L’Eglise Catholique, s’oppose au divorce. Le mariage est l’engagement d’un couple devant Dieu pour la vie entière. L’homme ne peut défaire ce que Dieu a uni. Dans certains cas exceptionnels, lorsque le mariage n’a pas pu être véritablement accompli, il peut être annulé par le Pape.

LE MARIAGE SELON L’ISLAM

Le mariage : Le mariage (zawaj) n’est pas dans l’Islam un sacrement religieux. Il ne comporte aucun rite typiquement religieux. Il est un contrat validé par les deux époux. il y tient cependant une place majeure car le Coran et la tradition (sunna) conseillent de se marier et de marier ses proches.
Mais le mariage n’a pas pour fin, comme dans le Christianisme, d’avoir des enfants. Il répond d’abord au besoin naturel de vivre avec quelqu’un. Le Coran explique que l’homme a été créé en deux parties. Se marier, c’est découvrir son autre moitié. Personne n’est parfait tout seul, il lui faut s’ouvrir à l’autre.

Le divorce : Le divorce est autorisé dans l’Islam, car il est avant tout l’acte social de deux personnes qui choisissent librement de s’unir. A eux de le mener du mieux qu’ils le peuvent, mais si au bout du compte cette union s’avère néfaste pour l’un des époux ou pour les enfants, il n’y a aucun péché à y mettre un terme. Il est inscrit dans le droit musulman, bien qu’un hadith du Prophète indique : « Il n’est rien parmi les choses licites que Dieu déteste plus que le divorce. »