Terre de culture et d’échanges, le Sénégal a comme langue officielle le français. Mais le wolof reste de loin la langue la plus parlée (même parmi les non wolof).

Une diversité liguistique

Au moment de son accession à l’indépendance, le Sénégal, comme la plupart des États africains francophones, a choisi le français comme langue officielle. Les dirigeants politiques ont ainsi privilégié la langue qui leur paraissait la plus immédiatement disponible et opérationnelle: la langue du colonisateur.Le français est donc employée dans la gestion administrative, dans l’enseignement formel à tous ses niveaux et dans les relations internationales. Selon cette configuration, les langues autochtones sénégalaises se limitent à la communication de masse.

« Si l’on s’accorde sur le fait que le nom des ethnies correspond à peu près aux noms des langues, la division linguistique correspond à la répartition ethnique. C’est ainsi qu’il y a la langue wolof, pulaar, sérère, diola, mandingue-bambara, soninké (ou sarakholé). On notera néanmoins que ceux dont le pulaar est la première langue incluent non seulement les Peuls, les Toucouleurs, mais aussi les Laobés. Ils occupent surtout les régions du nord et de l’est du pays. Sont regroupés sous l’appellation sérère deux principaux sous-groupes de langues sans intercompréhension. Ils se divisent en deux principales variétés dites Cangin (none, ndutt, safi, palor) et Siin. La Cangin est dispersé dans la région de Thiès, tandis que la Sine est majoritaire dans la région de Fatick. Il en est ainsi du groupe des langues Diola qui est constitué de plusieurs variétés (Fogny, Erring, Bayot et Bluf) qui ne se comprennent pas nécessairement. Les Mandingues parlent la langue mandingue, dont le bambara, le malinké et le diakhanké en sont des variétés dialectales. On y ajoute les Soninkés bien qu’il n’y ait pas d’intercompréhension entre le mandingue et le soninké. Mandingues et Soninkés occupent généralement la région du Sénégal oriental.
Sont aussi présents sur le territoire sénégalais l’arabe classique et le créole portugais de Casamance. »
Mamadou Cissé UCAD de Dakar